Qu’est-ce que l’hypnose de régression ou hypnose spirituelle ?

L’hypnose est un état modifié de conscience qui fait partie des outils thérapeutiques de la psychologie et de la psychiatrie depuis ses débuts. Freud, reconnu comme un des pères de la psychiatrie les plus importants, y faisait recours. Pourquoi mettre un patient en état d’hypnose ? Dans cet état, le patient peut accéder à son subconscient, sans interférence de son mental conscient.

L’hypnose est donc utile pour retrouver des souvenirs enfouis et des traumatismes occultés. En entrant dans un état hypnagogique, le patient peut se relier à des informations refoulées, contenues dans sa mémoire. Mais au-delà de nos souvenirs dans cette vie, nous pouvons accéder à des souvenirs de vies passées : c’est l’hypnose de régression. Certains psychiatres en ont fait une spécialité, comme le docteur Brian Weiss, l’hypnothérapeute Michael Newton, ou Dolores Cannon, qui ont écrit plusieurs ouvrages à ce sujet. Lorsque Weiss n’arrivait pas à trouver la source d’un trouble par la psychothérapie classique ou la psychanalyse, il se tournait alors vers l’hypnose régressive.

L’hypnose est encore mal définie, bien qu’elle ait été utilisée depuis des siècles. En entrant dans un état de transe, nous perdons nos repères spatio-temporels et sommes dans un état proche du rêve.

Ce que nous voyons est-il vrai ? Ou s’agit-il de projections opérées par notre imagination ?

L’une des critiques majeures faites à l’hypnose opérée par un tiers, est l’importance de la suggestion opérée par le thérapeute. Il est important de faire confiance au thérapeute, et de le laisser nous guider.

Pour remédier à cet aspect, certaines personnes préfèrent pratiquer l’auto-hypnose. Néanmoins, il est plus difficile d’accéder à l’état hypnagogique seul, et il est utile d’être accompagné et soutenu par un professionnel lors de cette expérience, qui peut être troublante.

Brian Weiss et les vies antérieures

Brian Weiss est un psychiatre de formation classique, qui ne croyait à priori pas en la réincarnation. Sa rencontre avec une patiente, dénommée Catherine[1] va changer sa vision de la thérapie et sa vision du monde. Cette patiente ne croyait pas, elle non plus, en la réincarnation. Dans l’ouvrage « De nombreuses vies, de nombreux maîtres, l’histoire véritable d’un éminent psychiatre et de sa jeune patiente et de leur découverte de l’au-delà », Brian Weiss raconte cette rencontre hors du commun. Mettant en jeu sa réputation en tant que médecin, Weiss décide de partager cette expérience qui chamboule toutes ses croyances.

Catherine consulte le Docteur Weiss alors qu’elle souffre d’insomnies et de dépression. Elle est prise de crises de panique, de crises d’angoisse et de phobies. Catherine est une femme rationnelle, qui travaille dans un hôpital.

Le Docteur Weiss tente de l’aider avec une thérapie classique, et à son grand désarroi, il n’obtient aucun résultat. Pire encore, l’état de sa patiente s’aggrave. Après un an et demi d’échec thérapeutique, il décide d’employer l’hypnose, en pensant la faire régresser dans son enfance. Une fois sous hypnose, Catherine lui décrit des scènes qui ont lieu en …. 1863 avant JC. Elle dit s’appeler Aronda. Catherine a fait une régression dans une vie antérieure. Ses descriptions sont très précises. Le Docteur note que sa patiente ne souffre d’aucun trouble de relation avec la réalité. Elle n’est ni psychotique, ni sous l’influence de substances, ni délirante…

Stupéfait, Weiss poursuit le travail de régression avec sa patiente. A chaque séance, Catherine retourne dans une nouvelle vie. Toutes ses vies antérieures sont marquées par la souffrance. Lors des régressions, Catherine est capable de reconnaître des personnes de sa vie actuelle dans leur incarnation passée. L’une d’entre elles est …. le Docteur Weiss lui-même.

Les maîtres – le channeling

Lors de ses régression, Catherine se met à transmettre des messages qui proviennent d’autres entités. Cette transmission, ou channeling en anglais, est décrite dans bien d’autres ouvrages. Lorsque Catherine délivre des messages des « maîtres », sa voix est différente, ainsi que sa façon de parler. Weiss note qu’elle utilise un vocabulaire et une syntaxe auxquels elle n’a jamais recours à l’état conscient. Lorsque les maîtres se manifestent, Weiss note que la température fraîchit. Les maîtres parlent d’un au-delà dans lequel les âmes se reposent et se ré-énergisent avant de se réincarner.

Catherine décrit un lieu plein de lumière, magnifique et agréable, au travers de la voix des maîtres.  Elle reçoit des messages précis de ces derniers et affirme s’être incarnée quatre-vingt-six fois. Les maîtres parlent de sept plans d’existence. Parmi eux, un plan du souvenir, qui permet d’explorer ses vies antérieures, et un plan intermédiaire où les âmes séjournent entre leurs incarnations.

Dialogues avec l’ange

Parmi les nombreux témoignages de transmission de messages d’entités, le livre « Dialogues avec l’Ange[2] » de Gitta Mallasz, fait état de messages reçus lors d’une période critique : la seconde guerre mondiale. Il s’agit parfois de messages simples mais également de transmissions complexes. Alors que les nazis arrivent en Hongrie, sur les lieux ou Gitta et son groupe d’amis protégeaient des enfants juifs, un des nazis demande à l’une d’entre elle combien d’enfants il y a dans leur centre. Désemparée, Hannah ne sait que répondre, car bien des enfants se sont enfuis pour se cacher. Elle reçoit alors un message, qui lui donne un chiffre, qu’elle donne aux nazis. Les nazis comptent les enfants, et le chiffre se révèle exact. Ainsi, elle sauve tous les enfants qui s’étaient cachés, ainsi que son groupe d’amis. Les transmissions continuent suite à cet évènement troublant, et sont retranscrites dans cet ouvrage[3]

De nombreux autres exemples de channeling émaillent la littérature, dont le livre d’Eileen Caddy[4], fondatrice de la communauté de Findhorn, qui reçut, elle, le message de fonder cette communauté. Parmi les messages reçus, se trouvaient des indications très précises sur les arbres et les plantes à faire pousser en ces lieux. Ainsi, elle planta des variétés qui n’étaient à priori pas du tout adaptées au climat du nord de l’Ecosse. Alors que son jardin resplendit, elle attira les premiers pionniers de cette communauté, aujourd’hui reconnue comme l’un des centres alternatifs les plus importants d’Europe.

Voir le futur avec l’hypnose spirituelle

La rencontre avec Catherine fait changer le Docteur Weiss d’avis sur la réincarnation. Attentif aux messages des maîtres, il revoit l’ensemble de ses croyances. Il entreprend alors un travail d’hypnose de régression avec des centaines de patients. Il en arrive à la croyance que l’âme est immortelle. D’origine juive, cette croyance n’est pas en opposition avec sa culture.

Il consigne tous ces témoignages avec soin. Puis, dans sa pratique, il est à nouveau bousculé par la possibilité d’emmener ses patients sous hypnose dans le futur. Ce futur est hypothétique, et les patients peuvent se projeter dans des futurs différents, en fonction des choix qu’ils affrontent dans cette vie. L’effet thérapeutique de cette pratique se révèle être extrêmement puissant.

Bien que Weiss admette qu’il ne s’agisse là que de futurs potentiels, projections qui dépendent non seulement du patient, mais de l’évolution du monde, le potentiel thérapeutique de cette pratique le convainc de poursuivre. Il relie ainsi passé, présent et futur et permet au patient de prendre du recul sur sa situation présente, et de nourrir un espoir pour l’avenir.

L’au-delà selon M.Newton, un entre-deux-mondes structuré ?

Weiss consigne donc des expériences de vies passées, des projections futures ainsi que des séjours dans un entre-deux-mondes, ou plan intermédiaire, encore nommé au-delà. Dans son ouvrage Souvenirs de l’au-delà[5], l’hypnothérapeute Michael Newton s’intéresse plus particulièrement à ce qui se passe entre deux incarnations.

Le monde lumineux où se reposent les âmes, décrit plus haut par Catherine via la voix des maîtres, constitue le cœur de sa recherche. Selon M. Newton, il y a plusieurs étapes après la mort. Ses hypothèses sont établies à partir de centaines de témoignages de patients sous hypnose. Ces derniers décrivent des sensations et des expériences qui sont étonnamment similaires. Grâce à l’hypnose de régression, Newton fait revenir ses patients au moment de leur mort dans une vie antérieure. A partir de là, ils décrivent leur voyage dans l’au-delà. Newton consigne ces étapes de façon très précise.

Les étapes de l’au-delà

Le départ et la porte de l’au-delà

Après la mort, l’âme commence par « rentrer chez elle », dans ce monde qui lui est familier. Tous disent que lorsqu’ils quittent leur corps, ils se sentent magnétiquement attirés vers un espace lumineux, dans lequel ils se sentent bien. L’âme passe d’abord par un stade intermédiaire, où il lui est nécessaire de quitter son enveloppe corporelle. Cela ne se fait pas de façon abrupte. Dans beaucoup de traditions religieuses, cette étape peut prendre plusieurs jours (bouddhisme tibétain, hindouisme, judaïsme…). Durant cette phase, les patients décrivent une sensation de flottement. Puis, les âmes passent par une sorte de tunnel, ou porte de l’au-delà. Les patients décrivent une force magnétique douce et lumineuse qui les attire dans ce tunnel.

Le retour à la maison

De l’autre côté du tunnel, l’au-delà est décrit comme un lieu où règne la confiance, la bonté, et la bienveillance. La plupart des patients disent reconnaître les espaces dans lesquels ils évoluent. Là, ils sont accueillis par leur guide. Ils sont parfois accueillis par des membres de leur famille ou des proches. Les patients reconnaissent leur guide, qui a pu intervenir lors de leurs vies passées. Ils sont tous capables de nommer ce guide. Le guide leur montre le chemin, en particulier si l’âme est jeune. Pour les âmes plus matures, cette étape n’est pas forcément nécessaire. Ces âmes savent s’orienter seules. Guidée ou seule, l’âme entre ensuite dans un espace où elle se revitalise. Ce phénomène est décrit comme une douche d’énergie constituée de faisceaux lumineux. Régénérée et réconfortée, l’âme réintègre l’au-delà.

L’orientation

Puis l’âme retrouve son guide, pour faire le point sur sa vie passée. C’est un moment d’analyse, où l’ensemble des actes accomplis durant la vie passée sont passés en revue et interprétés. Lors de cette entretien, le sujet est invité à s’autoévaluer. Il fait face à ses parts de lumière comme à ses parts d’ombres, à ses victoires et ses erreurs. Cet entretien correspond au « jugement » mentionné par bien des traditions.

La transition

Suite à cet entretien d’orientation, l’âme entre dans un espace de transition. L’auteur compare cet espace à un aéroport. L’âme est alors consciente d’autres âmes qui l’entourent et qui elles aussi sont en transition. Les déplacements sont fluides, comme si les âmes étaient portées par des courants.

Le classement

Ensuite l’âme rejoint son groupe d’âmes. Ce groupe est comparé à une classe d’élèves dont le niveau d’apprentissage est similaire. Ces âmes s’incarnent souvent ensemble et se soutiennent. Ensemble, ces âmes font le point sur leurs expériences terrestres. L’âme appartient à plusieurs cercles, un groupe primaire et un groupe secondaire. Les interactions à l’intérieur du groupe primaire sont intenses et fréquentes alors que les interactions avec le groupe secondaire sont plus rares. C’est avec le groupe primaire que l’âme séjournera dans l’au-delà, jusqu’à sa réincarnation.

La réincarnation (retour et renaissance)

Puis, vient le moment de choisir une nouvelle incarnation. L’âme choisit à la fois un lieu et un corps. Il s’établit une sorte de contrat avec des âmes dites supérieures, quant à la mission de l’âme sur terre lors de cette nouvelle incarnation. Les réincarnations sont décrites comme progressives. L’âme doit apprendre et progresser. Avant de s’incarner, l’âme sait à quoi elle s’engage auprès des maîtres et des guides. Lorsqu’elle intègre le corps, elle oublie toutes ces informations, qu’elle continue néanmoins de porter en elle.  

Les niveaux d’âmes et les couleurs d’aura

A partir des témoignages de ses patients, Newton établit une forme de hiérarchie entre les âmes. Chaque groupe d’âme a un guide, qui est lui-même guidé par des âmes encore plus évoluées. Plus les guides sont avancés, plus nombreuses sont les âmes sous leur responsabilité. Les guides peuvent se manifester auprès des âmes lorsque cela est nécessaire. 

Les âmes débutantes (niveaux 1 et 2)

Newton parle tout d’abord des âmes débutantes. Celles-ci ont besoin de plus de soutien de la part des guides. Leur aura est de couleur blanche brillante au niveau 1, puis lorsqu’elles progressent au niveau 2, d’un blanc cassé teinté jaune puis de rouge.

Les âmes intermédiaires (niveau 3 et 4)

Les âmes dites intermédiaires, elles, sont plus autonomes, et se réincarnent moins souvent que les âmes débutantes. Elles sont capables d’assembler des énergies et de manifester des choses. Par exemple ces âmes peuvent manifester une roche. La couleur de leur aura est jaune (niveau 3, stade de l’enseignant) à jaune foncé avec des traces de doré puis de bleu (niveau 4, stade du guérisseur).

Les âmes évoluées (niveaux 5 et 6)

Les âmes évoluées se rencontrent plus rarement, à moins qu’elles n’aient endossé un rôle public (il cite Mère Térèsa en exemple). Ainsi, l’auteur dit avoir eu moins l’occasion d’en rencontrer. La plupart vivent à l’écart de la civilisation, dans les montagnes, les déserts ou dans des lieux reculés. Leur aura varie du bleu (niveau 5, maître) au bleu-violet rayonnant (niveau 6 maître évolué).

Les âmes de hauts niveaux (7)

Les âmes très évoluées ont une aura de couleur violette. Elles sont proches du divin. Newton ne rapporte aucune rencontre avec celles-ci mais postule leur existence au travers des dires de ses patients.

Dolores Cannon et l’hypnose de régression quantique[6]

Dolores Cannon a publié plus de dix-sept ouvrages sur l‘hypnothérapie de régression, et a pratiqué pendant plus de quarante ans. Tout comme Newton, elle a tiré des conclusions des sessions menées avec des milliers de patients.

Les régressions qu’elle relate dans ses ouvrages incluent des expériences de vies antérieures sur différentes planètes, et sous différentes formes de vie, dont les formes minérales, animales et végétales. 

Dolores Cannon note que certains de ses patients n’ont pas de vie antérieure. Elle développe l’idée que ces âmes sont nouvelles, et qu’elles viennent directement de la Source. Pour elle, les âmes s’incarnent également sur d’autres planètes et à d’autres niveaux de vibration.

Elle parle de trois vagues, en lien avec les différences générationnelles.

La première vague (quarante à soixante ans aujourd’hui) a une expérience de la vie plus difficile et a du mal à s’adapter à la vie humaine.

Les personnes de la seconde vague (vingt à quarante ans) sont des canaux d’énergie, et leur défi est de simplement être.

La troisième vague (enfants et adolescents) sont plus avancés dans leurs connaissances, mais cela n’est pas forcément reconnu par les générations plus âgées, qui voient parfois dans leur haute énergie un problème ou une condition médicale. 

Dolores Cannon s’inscrit dans la pensée de la nouvelle terre, ou nouveau monde, et de l’ascension planétaire. Elle dit avoir soigné un grand nombre de patients, atteints de toutes sortes d’affections, physiques et psychologiques, grâce à l’hypnose régressive quantique.

Résultats thérapeutiques de l’hypnose de regression

Là où parfois d’autres approches thérapeutiques échouent, l’hypnose de régression peut se révéler un outil thérapeutique de taille. L’histoire du Docteur Weiss et de sa patiente Catherine, montre que l’hypnose peut aboutir à une guérison. Ce cas hors du commun n’est pas isolé, et des milliers de patients dans le monde choisissent l’hypnose régressive comme approche thérapeutique. Aux Etats-Unis, ce mouvement se nomme « karmathérapie ».

Les hypnothérapeutes rapportent avoir eu des résultats dans différents domaines : problèmes de santé, mais aussi relations aux autres, ainsi que peurs et angoisses. Les patients progressent dans leur capacité d’empathie, dans leur confiance en eux-mêmes, et leur sens de la sécurité. Ils acquièrent de la patience et une meilleure compréhension d’eux-mêmes.

Lorsqu’ils se rendent compte qu’ils ont pu être quelqu’un d’autre, cela les aide à mieux accepter les autres et leurs comportements. Parfois, la relation avec un proche (père, mère, frères et sœurs, partenaires…) est éclairée par la potentialité de rencontres passées et de relations ancrées dans des évènements qui jusque-là échappaient à la conscience.

L’idée même que notre vie ne se limite pas à cette incarnation ouvre des perspectives, et permet de prendre du recul sur les problèmes que nous vivons au moment présent. Se mettre à la place d’un autre, ou d’une autre version de nous-même, semble en soi porter des résultats psychologiques encourageants.

La vie dans laquelle le patient choisit de régresser lors d’une session d’hypnose est toujours pertinente pour comprendre ses souffrances et problèmes actuels. Beaucoup de patients se montrent d’abord réticents, voir sceptiques, car il y a une dimension irrationnelle dans le processus. C’est pourquoi l’accompagnement psychologique est nécessaire pour permettre aux patients d’intégrer ces visions. Beaucoup de thérapeutes combinent l’hypnose régressive avec la psychothérapie traditionnelle. Il est important que l’hypnothérapeute soit formé à la psychothérapie pour bien accompagner ses patients.

Témoignages de guérisons par l’hypnose de régression

Blessures

Parmi les expériences collectées par Weiss, se trouvent plusieurs cas de personnes souffrant de douleurs localisées. Dans le cas de Michèle[7], cette zone de fragilité est le genoux. Il existe un précédent dans sa vie actuelle : Michèle s’est blessée au genou en plongée, contre une roche. Lorsqu’elle consulte le docteur Weiss, elle a déjà traversé une opération du genou et elle est sous suivi médical. Malgré l’opération et les traitements, la douleur au genou subsiste et elle affirme que dès qu’elle est stressée, cette douleur s’intensifie.

Lors d’une première régression, Michèle se voit aux Etats-Unis au 19ème siècle, se faire renverser par un chariot, et se blesser au genou. Lors d’une seconde régression, Michèle se voit sous l’apparence d’un guerrier dans le Japon médiéval. Une flèche la touche au genou lors de combats. Lors d’une troisième régression, Michèle se voit à nouveau en tant qu’homme, en Afrique du Nord, avant l’époque romaine. Elle est gardien d’une prison. Elle voit un homme brutal, qui démolissait les jambes des prisonniers de sorte à ce qu’ils ne s’enfuient pas. Elle voit cet homme assener des coups de marteau sur les genoux d’un prisonnier. Troublée par ces visions, elle ressent alors le besoin de demander pardon pour ces actes barbares.

Suite à ces évènements, son inflammation au genou s’estompe. Les résultats médicaux suivent.

Phobies

L’hypnose régressive fait également progresser de nombreux patients en prise avec des difficultés psychologiques. Emilie, femme accomplie, avait terriblement peur des catastrophes, peur de se retrouver coincée dans un ascenseur, ou de se retrouver enfermée. Suite aux évènements du 11 septembre, qui eurent un fort impact sur elle, elle tomba très malade, et se mura chez elle, terrifiée. Ses phobies commencèrent à lui poser problème dans son travail, dans lequel elle était pourtant épanouie.

Au travers de l’hypnose de régression, Emilie se voit mourir lors d’un glissement de terrain provoqué par un tremblement de terre en 1634, en Amérique centrale. Ses phobies, qui ne trouvaient pas de source dans sa vie présente, semblaient avoir une source dans une vie passée.

Suite aux régressions, Emilie se libère de ses phobies, avec un accompagnement psychologique lui permettant d’intégrer ces informations.

Choix de vies

Patrick, autre patient du Docteur Weiss, vient le consulter alors qu’il se sent insignifiant. Comptable de profession, il ne trouve pas le bonheur. Il dit avoir choisi cet emploi car il aime les chiffres.

Lors de la thérapie classique, il confie au docteur qu’enfant, il adorait lire de la science-fiction, et qu’il avait la tête dans les étoiles. Cette attirance pour les étoiles ne fut pas du goût de son père qui, à l’âge de douze ans, lui interdit de lire des ouvrages de science-fiction, alors jugés comme des foutaises. Issu d’une famille modeste, Patrick est poussé à choisir un métier sûr, et à mettre de côté sa passion, qui est perçue comme une fantaisie.

Patrick fait plusieurs régressions. Dans l’une d’entre elles, il est mathématicien en Amérique centrale, il y a neuf siècle. Dans une autre, c’est un rabbin kabbaliste, en Pologne, au dix-huitième siècle. Dans une autre enfin, il est un moine bouddhiste érudit, au quatorzième siècle. Patrick fait également des incursions dans le futur. Il se voit dans le corps d’une femme, en 2254, travaillant dans un observatoire astronomique.

Au travers de ses régressions et de ses incursions dans le futur, Patrick se rend compte qu’il n’a pas écouté sa passion, et qu’il s’ennuie dans une vie qui ne lui correspond pas. Il finit par confier au docteur Weiss, sous hypnose, qu’il rêve secrètement de s’inscrire à une formation d’astronome à l’Université de Miami, depuis plusieurs années.

Suite à ces expériences, Patrick fini par démissionner, et enfin s’inscrire à ce cours d’astronomie, auquel il est rapidement accepté. A l’Université, il fait alors la rencontre d’une femme. Sa vie est complètement transformée : il fait ce qu’il aime et tombe amoureux.

L’hypnose spirituelle pour se voir autrement

Si l’hypnose est une pratique qui peut soulever des doutes et des résistances, elle est néanmoins utilisée depuis des siècles, et des milliers de patients et de thérapeutes affirment avoir obtenu des résultats thérapeutiques. Quelle que soit la croyance du patient, le fait d’accéder à des versions ou des représentations de soi logées dans notre subconscient, porte des fruits dans le quotidien.

Nous prenons conscience que nous sommes des êtres multidimensionnels. Nous prenons aussi conscience que nos souffrances, nos peurs et nos difficultés, peuvent être analysées dans une perspective plus vaste de l’existence. L’hypnose spirituelle nous met en relation avec des évènements que nous portons souvent inconsciemment, mais qui continuent d’affecter nos vies. Que ces évènements aient réellement eu lieu, ou qu’ils ne soient qu’une projection de notre esprit importe peu sur le plan thérapeutique. Si la confrontation à cette autre version de nous-même nous permet de nous libérer et de progresser, alors la mission du thérapeute est accomplie.


[1] Le nom de la patiente a été modifié.

[2] Première édition : 1976

[3] Cette histoire a été republiée dans La source blanche de Patrice van Eersel, 1996.

[4] La petite voix, première traduction française 1989.

[5] Journey of souls, case studies of life between lives, 1994

[6] “QHHT »: Quantum Healing Hypnosis Technique

[7] Nom d’emprunt

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